Joëlle Pitkevitch

Une première rencontre et un article publié

Suite à notre journée du mardi 3 mars et nos visites au SIG et au Papyrus drancéen, Joëlle Pitkevitch, rédactrice en chef du journal de la ville de Drancy, est venue en classe le jeudi 5 mars 2015 après-midi.

Nous avions eu plusieurs échanges téléphoniques pour préparer sa visite mais je n’oublierai pas notre premier contact.

Mardi 3 mars vers 12H30, nous déjeunions avec les enfants, André Michau, le directeur, Jacques et Michel, du comité de randonnée de Seine Saint-Denis, dans une salle mise à disposition par la municipalité.

Dehors, j’ai vu une dame s’approcher de la porte d’entrée et essayer de rentrer. Je l’ai vue mais sans y prêter vraiment attention car je pensais que la personne s’était trompée.

Devant son insistance, j’ai fini par aller la voir et lui demander ce qu’elle voulait.

A ma grande surprise, il s’est avéré qu’il s’agissait de Joëlle Pitkevitch. Je fus quelque peu embarrassé mais de suite Joëlle me proposa un livre ….

Ce livre, en lien avec nos recherches sur la Résistance française, s’intitulait Marie-Claude Vaillant Couturier et alors que nous nous connaissions depuis à peine cinq minutes, se trouvait dans mes mains.

Je fus touché par ce geste et la suite de nos rencontres restera imprégnée de cette générosité.

Mais revenons à ce jeudi 5 mars 2015.

L’interview en classe.

A 14h, Joëlle est entrée en classe et la discussion s’est engagée avec les élèves. Dans un premier temps, Joëlle a donné son avis, son sentiment par rapport au projet et au travail des enfants. Elle est revenue aussi sur son passage le mardi matin au sein du Papyrus drancéen.

Un moment plein d’émotion durant lequel, en évoquant un ami résistant d’un âge plutôt avancé, Joëlle ne put retenir quelques larmes.

On sentait alors chez elle beaucoup de respect et de plaisir à voir ces jeunes enfants de 10-11 ans se passionner pour ces « gens » si ordinaires, au départ, dont le destin à basculer d’une manière ou d’une autre.

Ensuite, un échange fait de questions-réponses s’est mis en place avec Joëlle. Celle-ci chercha à savoir comment les enfants avaient construit leurs connaissances, ce qui les guidait vers ces histoires singulières.

Les enfants dissertaient avec enthousiasme sur Jean Moulin, Pierre Brossolette, Gabriel Péri ou Honoré d’Estiennes d’Orves.

L’heure passa très vite et seule la sonnerie de la récréation qui retentit, mis un terme à cette discussion.

Néanmoins, ni Joëlle, ni les enfants n’étaient disposés à en rester là.

Aussi, un second rendez-vous fut pris, quelques semaines plus tard, pour bénéficier des conseils d’une journaliste aguerrie, dans la rédaction de nos articles.

Un second rendez-vous et une belle surprise.

La semaine suivante, le jeudi 12 mars, Joëlle passa l’après-midi entière avec nous. Tout d’abord, nous eûmes l’heureuse surprise de lire l’article qu’elle avait rédigé suite à son premier passage.

La matin, Aïmane, élève de la classe, nous l’avait apporté de chez lui.

A sa lecture, je fus surpris, au delà de la qualité de l’article, de retrouver exactement tout le déroulement de notre échange. Surpris, parce qu’à aucun moment je n’avais vu Joëlle prendre de notes et là sous nos yeux apparaissaient des anecdotes précises relatées par les enfants.

Nous prîmes donc un petit temps pour en discuter avec elle.

Par la suite, les enfants et moi-même lui demandèrent comment elle avait fait pour tout retranscrire, pour construire son article. Elle nous donna donc quelques ingrédients de sa recette journalistique, notamment, les questions essentielles (Qui, Comment, Pourquoi, … ) qui structurent son récit.

Enfin, les élèves se montrèrent curieux du parcours professionnel de Joëlle.

La deuxième heure a été consacrée à la rédaction du journal de la ville Drancy Immédiat. Les questions relatives au comité de rédaction, aux choix des articles, leurs emplacements, la fabrication, le format, le titre ont été autant d’informations précises et précieuses.

Elles nous ont montré que rien n’est laissé au hasard dans l’élaboration du journal. Le rôle du Maire, la gratuité ont été aussi évoqués de telle sorte qu’à cet instant le Drancy Immédiat n’avait plus aucun secret pour nous.

Pour conclure.

Ces deux rencontres avec Jöelle Pitkevitch ont été des instants où l’amour des mots, l’envie d’écrire, de chercher un sens, son synonyme, de reformuler une phrase, une fois, cinq fois, ont été au coeur des discussions.

Dans toute rédaction d’articles à venir, il faudrait que l’on trouve des informations mais aussi le plaisir de l’avoir mis en forme, de l’avoir conçu avec ses mots, ses défauts ainsi que cette envie de le partager avec d’autres.

Une autre rencontre allait compléter cet amour des mots. Celle réalisée le mardi 14 avril 2015 avec Philippe Nessmann.

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