Avancement du projet

La construction du chemin des CM2

Durant les vacances de Noël, les élèves ont eu à rechercher pour chaque nom de rue, son origine, si un lien existait avec la seconde guerre mondiale et surtout les liens avec la Résistance française.

Le partenariat avec le SIG de Drancy

Comme convenu lors de nos rencontres avec le SIG, le service nous a envoyé un listing sur tableur avec tous les noms de rues dans l’ordre alphabétique et les quartiers associés.

A partir de ces tableaux, j’ai « découpé » ceux-ci afin que chaque élève recherche une vingtaine de rues (pour un total aux alentours de 430 noms).

Bien sûr, ont été « retirés » les noms de rues du type « rue des acacias », « du grand air » ou « des abeilles ».

Une recherche, un double emploi.

Le but de cette recherche est double. Pour nous, il s’agit bien sûr d’élaborer notre chemin, en partant de l’école, en intégrant le plus possible de rues de résistants ou de résistantes.

Pour notre partenaire qu’est le SIG, nous allons pouvoir lui indiquer toutes les rues de la ville concernées par ce thème. Ainsi, le service pourra éditer des cartes thématiques.

Le partenariat avec le Papyrus drancéen

Lors de ma visite au Papyrus drancéen, en novembre dernier, Françoise, la présidente, et Jean-Marc m’ont remis un livre très précieux intitulé : « Résistants et résistantes en Seine Saint-Denis, un nom, une rue, une histoire » de Monique Houssin.

Précieux, car la quasi totalité des rues de Drancy évoquant des résistants ou résistantes y était déjà répertoriée avec souvent un article biographique rédigé.

Des découvertes pour les enfants

Grâce à ces recherches et à cet ouvrage, les enfants ont pu mettre une histoire, un visage sur des noms de rues qu’ils cotoient au quotidien dans leur quartier.

Ainsi Honoré d’Estienne d’Orves, Gabriel Péri, Pierre Brossolette, Jean Moulin sont devenus des « héros », des acteurs de l’Histoire et pour certains une fierté d’habiter dans ces rues.

La séance de travail en classe

A partir d’un nouveau tableau ne comprenant que les noms de rues de résistants et résistantes et leur quartier, nous avons entrepris de les replacer sur carte.

Une carte par enfant et deux grandes cartes murales

Chaque enfant a pu sur sa carte fournie par le SIG, avec inventaire des rues et de leurs coordonnées, retrouver l’emplacement exact pour chaque résistant et résistante.

Avec un code de couleur, les rues sont ressorties et notre chemin a commencé à apparaître.

Dans un second temps, chacun des élèves a été chargé de compléter les deux grandes cartes murales de la même manière.

Un chemin qui se dessine tout seul

Une fois ce travail effectué, la consigne a été de rejoindre le centre ville et plus précisément la Cité de la Muette, lieu si chargé d’Histoire, et le Mémorial de la Shoah.

En quelques minutes, nous avons tracé notre chemin en essayant au maximum de ne passer que dans des rues de résistants et résistantes.

Par ailleurs, nous avons repéré toutes les rues sur le sujet se trouvant à proximité de notre chemin.

La préparation des futurs articles.

Fort de notre chemin, nous pouvons à présent nous attaquer à la rédaction d’articles sur chaque personnage.

Nous avons travaillé sur les premières rues, à savoir, Honoré d’Estienne d’Orves, Pierre Brossolette, Gabriel Péri et Jean Moulin.

Des recherches mieux ciblées

Suite aux difficultés rencontrées par les enfants dans leurs recherches précédentes (cf : »Une période préparatoire importante »), j’ai choisi de leur proposer des documents que j’avais construits et recoupant des informations prélevées sur plusieurs supports.

Apprendre à sélectionner les informations et les hiérarchiser

Le travail de synthèse s’est fait de deux manières. Une première approche individuelle, afin de se familiariser avec ces premiers noms, et la constitution de bînomes pour étudier un seul personnage. Une aide à la rédaction que nous avons construite ensemble leur permettra d’écrire leurs articles en les structurant le plus possible avec des titres, des sous-titres …

Des faits marquants

Pour ceux qui l’ont étudié, Honoré d’Estienne d’Orves est devenu un officier de la Marine, courageux, exécutant des missions périlleuses, victime lors de son arrestation d’une trahison.

Pour d’autres, Gabriel Péri les a « interrogé » car ils n’ont pas trouvé traces « d’exploits militaires » de sa part mais un destin tragique pour cause d’engagement politique ou d’opinions exprimées.

Pour Jean Moulin, la richesse du personnage a impressionné, sa précocité dans les responsabilités publiques, sa tenacité, sa mort aussi.

Enfin, Pierre Brossolette s’est révélé  un résistant tenace, avec sa femme, entretenant des rapports difficiles avec Jean Moulin mais faisant preuve d’un grand courage à travers ses différentes missions. Nous avons vu aussi qu’une partie de l’actualité lui était consacrée avec le futur transfert de ses cendres au Panthéon le 27 mai 2015 et la création d’un téléfilm par Coline Serreau diffusé le même jour.

 

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