Pierre Brossolette

Naissance : 25 juillet 1903 – Né à Paris 16ème, France.
Etudes : Juin 1925 – Obtient sa Licence en Droit et sort Agrégé d’Histoire de l’Ecole Normale Supérieure.
Vie Personnelle : Juillet 1926 – Épouse Gilberte Bruel, avec qui il aura deux enfants, Anne et Claude, et qui, après sa mort, prendra le relais de ses idées et deviendra la première femme sénateur en France, vice-Président du Sénat, à sièger en tant que Président.
Profession : 1926 – 1939 – Journaliste au sein de plusieurs journaux (l’Europe nouvelle, le Quotidien, le Progrès civique, les Primaires, Notre temps, Excelsior, Marianne et à la Terre Libre), ainsi que celui de la SFIO Le Populaire (où il est rédacteur de politique étrangère).
Résistance : Au début de la Seconde Guerre mondiale, il rejoint l’armée le 23 août 1939 au 5e Régiment d’Infanterie Navarre , 21e Bataillon, avec le grade de lieutenant, est promu capitaine avant la défaite de la France et a été décoré avec une première Croix de Guerre en 1940 en raison de son attitude au cours de la retraite de son unité, en ramenant tous ses hommes avec leurs armes à Limoges. Continuer la lecture de « Pierre Brossolette »

Gabriel Péri

Naissance : 9 février 1902 à Toulon.

Etudes : D’une famille d’employés aisés, il fait de brillantes études secondaires (lycée), mais doit rapidement gagner sa vie. Il s’engage dans la vie politique et adhère aux Jeunesses socialistes en 1917, puis au Parti communiste en 1924.

Profession : Journaliste, homme politique et député, il devient membre du Comité central du Parti communiste, député et responsable de la rubrique de politique extérieure au journal « l’Humanité ». Il publie plus de 4200 articles de presse. Il s’élève contre l’avènement d’Hitler en Allemagne et entre en clandestinité dès 1939.

Résistance : A l’été 1940, il participe à la reconstruction clandestine du Parti communiste dont il est l’un des responsables. Il continue de ses cachettes de proposer des articles au journal «L’Humanité». Il écrit notamment la brochure « Non le nazisme n’est pas le socialisme » mais n’en verra pas la publication.

Arrestation et exécution :

  • Gabriel Péri est arrêté le 18 mai 1941 semble-t-il sur dénonciation avec Jean Catalas. Il partage plusieurs mois sa cellule avec son collègue picard Jean Catelas, qui sera guillotiné comme otage le 24 septembre 1941.
  • Fin août 1941, Péri se voit notifier deux chefs d’inculpation : infraction au décret relatif à l’interdiction du parti communiste, insoumission en temps de guerre. Il écrit alors trente pages pour sa défense.
  • Le 15 décembre 1941, il est fusillé sans procès en compagnie de soixante-huit autres otages, dont plus d’une cinquantaine qualifiés de « juifs communistes ». Les corps seront enterrés de façon anonyme dans plusieurs cimetières parisiens, si bien qu’on n’a jamais vraiment su où se trouvait sa dépouille.

Quartier résistance Plaque Peri